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La praline belge sera au criquet en cette fin d’année décembre 8 2011

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Ce n’est pas nouveau, le chocolat c’est le fer de lance de notre pays à l’étranger, notre image de marque. Vous me direz cher public que le chocolat il y en a partout. Ce n’est pas faux mais traité d’aussi belle manière qu’en Belgique, avec autant de soins, avec autant de raffinnement, ça c’est juste chez nous. Le chocolat, c’est notre produit de luxe national. Et les pralines, ce sont nos fleurons. Internationalement reconnues! Et appréciées par les palais plus grands des plus grands palais. Un exemple?

Erik Goossens, chocolatier à Anvers, a du élaborer toute une gamme de cadeaux d’affaires personnalisés pour l’ambassadeur américain à Paris, Charles Rivkin, destinés, entre autres, à Barack Obama et Nicolas Sarkozy. Ces produits chocolatiers porteront la marque du sceau présidentiel américain officiel et sont fabriqués pour les personnages emblématiques de ce monde, comme nous l’explique Erik Gossens.

Par exemple, l’ex-président George Bush senior reçoit toujours comme cadeau du chocolat belge sous son sapin. A présent, Goossens semble avoir réussi à pénétrer le camp des démocrates. L’objet le plus précieux de ces produits est sûrement la « Presidential Box », une boite de luxe à trois étages.

En pleine terre parisienne du luxe et de la mode, une belle victoire belge!

Tiens à propos de luxe et de mode, quelle est donc la dernière tendance belge en matière de chocolat? Les insectes!

Peut-être un des cadeaux les plus originaux de la Noël 2011 : Le chocolatier Paul Wittamer, un des plus prestigieux de Belgique, s’est associé avec Philippe Lambillon, l’auteur des Carnets du bourlingueur (RTBF) pour créer une praline tout à fait particulière : une ganache au criquet grillé ! 

Bien entendu, l’insecte est grillé puis passé dans un bain d’or. je vous l’ai dit, il n’y a qu’en Belgique qu’on pense comme ça!

Et selon les personnes concernées, ceci est l’alimentation du futur! Oui cher public, on parie que d’ici quelques années, on va tous se manger des beignets de criquets?

Depuis deux ans, 3 sociétés néerlandaises qui produisent normalement de la nourriture pour les zoos se sont mises à élever des criquets et des ténébrions (un coléoptère ndlr) pour la consommation humaine. Ils sont désormais en vente auprès de deux douzaines de grossistes de la restauration. Le gouvernement hollandais finance un programme de recherche d’1 million d’euros pour développer des moyens d’élever des insectes comestibles sur les débris végétaux sous-produits de l’industrie (enveloppes des graines de soja, pulpes résiduelles après pressage de fruits, déchets des brasseries…) D’autres recherches portent sur l’extraction des protéines présentes dans les insectes pour développer des ingrédients de l’industrie agro-alimentaire du futur. Car c’est certain, les insectes seront bientôt au menu pour tous.

Pas convaincu ? Voici en quelques points les raisons qui feront de vous ou vos enfants un adepte des insectes en 2020 :

1. La population mondiale devrait passer de 6 milliards en 2000 à 9 milliards en 2050. Dans le même temps, la production de viande devrait seulement doubler. Or, déjà 70% des terres de pâtures disponibles sont utilisées, et l’extension de ces surfaces devra se faire aux dépends des forêts humides et d’autres territoires naturels. A l’organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture, on prédit que le bœuf pourrait devenir un produit de grand luxe en 2050. Avec une plus forte tension sur la viande, il est de plus en plus pressant de trouver des protéines d’origines alternatives. Les insectes sont riches en protéines, vitamines B minéraux zinc fer, faibles en matières grasses. 

2. La grande majorité des populations des pays en développement mangent déjà communément des insectes. Au Laos et en Thaïlande, on déguste les fourmis tisserandes, et aux Etats Unis, la plupart des produits agro-alimentaires contiennent déjà des petites quantités d’insectes. La Food and Drug Administration autorise ainsi jusqu’à 60 fragments d’insectes pour 100 grammes, 30 pour le beurre de cacahuètes, tandis que les jus de fruits peuvent présenter 5 œufs de mouches à fruits et une ou deux larves pour 250 millilitres. De même, la cochenille est utilisée comme colorant rouge depuis très longtemps dans l’agro-alimentaire.

3. Malgré la répulsion ou l’effroi qu’ils suscitent en général chez les occidentaux, seulement 0.5% des espèces d’insectes connues sont potentiellement dangereuses pour les hommes, le bétail ou les récoltes. Les similarités existantes entre les porcs et les humains rendent possibles les propagations de maladies telles que des grippes mortelles, alors que ce risque est réduit avec les insectes. 

4. Les insectes ont le sang froid et ne requièrent pas de nourriture pour fournir l’énergie nécessaire au maintien de leur température corporelle, ce qui augmente d’autant la rentabilité de leur production en fonction de l’aliment. Pour 10 kilos d’aliment, on peut produire 1 kilo de bœuf, 3kg de porc, 5 kg de poulet et jusqu’à 6 kg d’insectes. 

5. Alors que 30% du porc, 35% du poulet 45% du bœuf et 65% de l’agneau ne sont pas comestibles, les déchets des insectes ne représentent que 20%.

6. Leur élevage réclame relativement moins d’eau. Les insectes fabriquent moins d’ammoniac et rejettent moins de gaz à effet de serre, alors que le bétail est responsable de 10% des émissions de gaz à effet de serre.

7. L’élevage des insectes est plus humain. L’hébergement du bétail, des porcs ou des poulets dans des conditions visant à optimiser l’espace et à en minimiser les coûts est source de stress pour les animaux. Pour beaucoup d’insectes qui vivent en colonies, la promiscuité n’est pas un problème, c’est un art de vivre. Les fermes à insectes peuvent être implantées partout, y compris dans des environnements périurbains. Les amateurs peuvent même facilement se constituer un petit élevage domestique pour leurs besoins propres.

Toujours réticent ? Alors, pour conclure, quelques suggestions de préparation : insectes intégrés dans des plats en sauce, en remplacement de boulettes de viande ; insectes mixés pour fournir de la pâte elle-même incorporée aux préparations de quiches, et enfin - la chenille sur le gateau ? - insectes séchés et utilisés en substitution des noix dans les biscuits et le pain…

Ou pourquoi ne pas commencer par la version luxe de cette alimentation avec une bonne ganache de chez Wittamer? Avec de l’or tout passe mieux  en principe! Alors rendez-vous à la boutique Wittamer du Grand Sablon!


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